Les groupes parisiens d’Amnesty International, appuyés par les Antennes Jeunes, organisent une action en faveur des demandeurs d’asile le 25 avril à 15H00 à côté du Centre Pompidou (Beaubourg), place Michelet..
Amnesty International veut en effet alerter les Parisiens sur ce qui se passe dans leur ville, en particulier dans le Xème arrondissement, où des centaines d’exilés provenant pour la plupart de pays en guerre comme l’Afghanistan ou l’Irak, ne peuvent accéder à la procédure d’asile du fait des nombreux obstacles mis sur leur chemin par l’administration.
Ces exilés vivent dans la rue, dorment dehors, sont nourris par des associations, alors que les lois sur l’asile prévoient pour eux l’accès à un logement, à un pécule, à des soins médicaux gratuits, à une assistance juridique. Ces conditions de vie inadmissibles incommodent les riverains, engendrent la violence et donnent aux étrangers une piètre image de notre pays.
Venez nombreux appuyer notre action le samedi 25 avril à 15H00. Elle sera suivie, le 29 avril, d’une soirée débat qui se déroulera à la Mairie du 3ème arrdt, 3 rue Eugène Spuller, avec un représentant du Ministère de l’Immigration, un parlementaire européen et les associations qui se soucient de faire respecter les lois sur l’asile. Vous y êtes cordialement conviés.
Contact : Martine Royo 06 15 08 92 69
Communiqué de presse AMNESTY INTERNATIONAL Les réfugiés du Xème traités comme des délinquants
Des centaines d’Afghans, Irakiens, Iraniens ou Kurdes dorment dans les jardins qui avoisinent la Gare de l’Est la nuit, dans le vent, la neige ou la pluie, souvent harcelés par la police. Pourtant la loi les protège mais elle n’est plus appliquée : il y a un véritable gouffre entre les lois sur l’asile, reconnu comme un droit en France, et leur application extrêmement restrictive pour certains qui vide ce droit de sa substance.
Déni de droit - Aujourd’hui, la France dénie à ces demandeurs d’asile l’accès à une procédure offrant toutes les garanties nécessaires. Pour certains, impossibilité de déposer une demande sans risque de renvoi dans un autre Etat membre de l’Union européenne moins protecteur, pour d’autres examen en 15 jours de leur demande au lieu de 110 en moyenne et sans recours suspensif, pour tous une grande difficulté d’accès aux droits pourtant reconnus (hébergement, pécule ou soins médicaux). Certains subissent même des intimidations ou violences policières. En plein centre de Paris (10ème arrondissement), des Afghans, des Iraniens, des Irakiens, des Kurdes, abandonnés à eux-mêmes, peuvent en témoigner. Leurs conditions de vie sont déplorables et dégradantes, et dissuadent certains de ces réfugiés de poursuivre leur demande d’asile ou même de déposer une telle demande en France. Elles les livrent aux contrôles de police, les font assimiler par les riverains à des migrants en situation irrégulière.
Une situation parisienne qui fait écho à celle prévalant dans le Nord Pas de Calais où des personnes qui ont besoin de protection ne sont vues par les autorités que comme des migrants « en situation illégale » ou des « clandestins », selon les mots de l’ancien et du nouveau ministre de l’Immigration, et donc devant être éloignées du territoire.
Ici comme ailleurs, l’action du ministère de l’Immigration n’a pas résolu les nombreux obstacles à l’accès à la procédure d’asile. Des préfets continuent de ne pas respecter la législation en vigueur et empêchent des demandeurs d’asile d’accéder normalement à une procédure à laquelle ils ont droit. Résultat : selon le département où il réside, un réfugié ne bénéficie pas des mêmes droits. Amnesty International exige que les préfets appliquent une seule et même politique d’accès à la procédure d’asile, en se conformant strictement à la loi.
Renvoi vers le danger : Nombre de réfugiés, menacés dans leur pays, qui viennent chercher asile en France, risquent d’être renvoyés vers le danger sans avoir pu bénéficier de toutes les garanties prévues par la loi ou sans avoir pu même déposer leur demande d’asile. C’est pourquoi les groupes parisiens d’Amnesty International demandent aux élus de la ville de Paris de se mobiliser pour que le droit d’asile soit respecté dans la capitale et que des situations honteuses pour les Parisiens et les réfugiés, comme celle qui existe aujourd’hui près de la Gare de l’Est, trouvent une solution conforme au droit et aux engagements internationaux de la France. SIGNEZ LA PETITION ADRESSEE AUX ELUS DE PARIS
http://www.thepetitionsite.com/1/pour-un-vrai-droit-d-asile-en-France
Contact : presse : Martine Royo : 06 15 08 92 69 Pour plus d’information : Consultez le rapport de la Coordination française pour le droit d’asile La Loi des Jungles disponible sur http://cfda.rezo.net/la%20loi%20des%20jungles.htm
Soirée-débat du Mercredi 29 avril 2009
(Avec la collaboration du Collectif des exilés du Xè arrondissement)
LE DROIT D’ASILE A PARIS
Salle des fêtes de la Mairie du 3ème arrondissement, 3 rue Eugène Spuller 19H30- 22h00
Intervenants : M. Jean-Pierre Guardiola, chef du service « Asile » du Ministère de l’Immigration
M. Emmanuel Terray, responsable du groupe de travail « étrangers et immigrés », Ligue des Droits de l’Homme (LDH),
M. Patrick Delouvin, responsable pour la France du pôle « Actions », Amnesty International France.
Un membre de la Commission pour les libertés publiques du Parlement européen (à confirmer)
Modératrice : Martine Royo (Amnesty International France)
Sollicitée, la Préfecture de police de Paris n’a pas souhaité être représentée
______________ 19H30 Présentation de la soirée
19H40 Diaporama sur les demandeurs d’asile afghans ou irakiens qui vivent dans la rue autour de la Gare de l’Est. Récits de demandeurs d’asile qui ont fui leur pays en guerre, recueillis dans le jardin Villemin et le square Alban Satragne.
20H00 Débat 1) Les difficultés d’accès à la procédure d’asile pour les étrangers qui demandent la protection de la France (19H30 - 20H15 ) Questions de la salle
2) Le problème des étrangers mineurs qui vivent dans la rue. Y a t-il assez de places dans les foyers d’accueil et les programmes sont ils adaptés ? Pourquoi certains enfants en sortent-ils aussi vite ? 20H30-21H00 Questions de la salle
3) La politique européenne : le règlement du 18 février 2003 dit Dublin II. Ses effets pervers. 21H00-21H30 Questions de la salle.


